Doko dans Siguiri : L’ONG « ROF Guinée » sensibilise les femmes orpailleuses à quitter les mines !

Le réseau des organisations féminines de Guinée (ROF Guinée), a entamé dimanche 31 mars 2019, une campagne de sensibilisation des femmes orpailleuses de la sous-préfecture de Doko, dans (haute Guinée), située près de 50 km de la préfecture de Siguiri. Objectif : le ROF sensible les femmes de quitter dans l’activité de l’orpaillage.

L’ONG  Réseau des organisations féminines de Guinée (ROF Guinée) regroupe en son sein (411 femmes) et (251 jeunes) couvrant l’ensemble des quatre régions naturelles du pays.

Son objectif est de lutter contre toutes sortes de discriminations faites aux femmes ; favoriser leur l’implication dans le processus de recherche de la paix et de la cohésion sociale ; aussi dans les prises de décisions ; et lutter contre les maladies sexuellement transmissible, VIH SIDA.

La présidente du réseau des organisations féminines de Guinée (ROF Guinée) Mme Fatoumata Kaba Diakite, a précisé dans un discours, devant notamment de nombreuses femmes orpailleuses, les motivations de cette sensibilisation dans le but d’encourager celles-ci de quitter les mines et de créer les activités génératrices de revenus.

« Au cours de nos différentes concertations, nous avons décidé de venir  échanger, s’enquérir de la situation des femmes orpailleuses qui sont dans les mines de Doko et Norassoba. Les sensibiliser afin qu’elles quittent les mines, mais quand nous disons aux femmes d’abandonner les mines, il faudra créer des activités de source de revenu pour elles (…)

Je constate qu’il y a des femmes qui sont dans les mines malgré elles ; elles sont prêtes à abandonner cette pénible activité d’orpaillage, à condition qu’on crée une autre activité ou elles peuvent gagner leur vie.

Ça me fait mal, c’est touchant et regrettable de voir les filles  dont l’âge varie entre 7 – 10 – à 17 ans, non scolarisées, qui sont dans les mines avec leurs mamans. Je m’inquiète pour elles ;  car de nos jours l’évolution des maladies infectieuses et sexuellement transmissibles dans les mines sont de plus en plus grandissante.

Je demande de l’aide au gouvernement, les institutions nationale et internationale, les bailleurs de fonds, les personnes de bonne volonté pour le financement de nos projets en faveur de ces femmes orpailleuses, parce-que nous voulons créer des activités génératrices de revenus (la saponification, la coiffure, la teinture, la couture… et d’autres.
Quand j’ai échangé avec les filles, 99% d’entre elles veulent apprendre la couture,  la coiffure et la saponification », a-t-elle déclaré.

À rappeler que le mois de février dernier, l’éboulement dans une mine de Norassoba a fait 17 morts.

 

Mamadou Dian Bah, depuis Doko, Siguiri

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