Guinée : Affaire 3e mandat, Alpha n’est pas Tandja !

En Afrique, devant l’enthousiasme de la masse populaire, l’essentiel est souvent enfoui par le fait extrême de certains démagogues. Mais certainement, la Guinée d’Alpha Condé surprendra le monde entier, en dépit même d’un appel vivant de certains soutiens du troisième mandat de celui-ci. Ici, votre quotidien en ligne vous fait revivre l’histoire récente sur la fin de règne de l’ex-président nigérien, Mamadou Tandja. Bonne lecture !

Archives. « Au Niger, l’élection présidentielle devait avoir lieu en octobre 2009 sans que Mamadou Tandja puisse concourir de nouveau, la Constitution limitant à deux le nombre de mandats pour une personne. En juin 2009, le président Tandja souhaite une modification de la Constitution vers un régime complètement présidentiel, avec une extension exceptionnelle de son mandat de trois ans supplémentaires pour « achever les chantiers entrepris » (à savoir la négociation des contrats d’uranium et de pétrole).

Face au rejet de ce changement par la Cour constitutionnelle et de l’Assemblée nationale, Tandja dissout l’Assemblée, ce qui veut dire qu’il n’y a plus de pouvoir législatif au Niger. Le président gouvernant par décrets et arrêtés. Un référendum est lancé le mardi 4 août 2009 pour entériner cette modification. La presse, comme Le Sahel, presse du gouvernement, insiste sur « l’enthousiasme et la forte mobilisation des populations » et dénigre les opposants à cette modification comme des « agents de l’étranger ». Des élections législatives devaient être prévues avant la fin 2009. De nombreux partis de la coalition au pouvoir se sont ralliés au oui pour ce référendum (MNSD Nassara parti présidentiel, RSD Gaskiya, RDP Jama’a, PMT Albarka et des petits partis) contrairement à d’autres partis, plus distants (CDS Rahama, PNDS Tarraya, ANDP Zaman Lahiya, MODEN Lumana, Intersyndicale du Niger (ITN) et d’autres petits partis).

Mais dans l’enfumage des slogans favorables au président Tandja, personne n’a vu venir l’improviste. Le 18 février 2010, un groupe de soldat mutins renverse le président et baptise leur groupe en Conseil suprême pour la restauration de la démocratie, présidé par le chef d’escadron Salou Djibo, devenu le nouvel homme fort du Niger », a-t-on lu dans Wikipédia.

 

Mamadou Dian Bah

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