Macron: «Quand on va à une manifestation violente, on se rend complice du pire»

French President Emmanuel Macron gestures as he addresses a press conference alongside Iraqi President at The Elysee Palace in Paris on February 25, 2019. - Saleh is on a two-day visit to France with a focus on the country's security and the fight against the Islamic State group in the region. (Photo by Christophe Ena / POOL / AFP)

Devant les élus de la région Grand-Est mardi midi à l’Élysée, Emmanuel Macron a pris le temps de revenir sur les violences provoquées par certains « gilets jaunes » au fil de semaines, lors des manifestations. Selon le chef de l’État, il s’agit même d’un «miracle» s’il n’y a aujourd’hui «aucun mort à déplorer de la part des forces de l’ordre». «Je considère aujourd’hui que nous devons féliciter leur travail remarquable», a-t-il affirmé. Emmanuel Macron a voulu faire preuve de fermeté alors que des dizaines de milliers de «gilets jaunes» manifestent encore chaque samedi. «Parfois, il y a eu des gens qui n’ont pas été clairs. Il faut dire que, quand on va le samedi à une manifestation violente, on se rend complice du pire. Soyez partout aussi clairs que cela. Je déplore qu’il n’y ait pas toujours eu de la clarté», a regretté le chef de l’État.

«Nous ne pouvons pas interdire les manifestations»

«On ne peut pas être dans une démocratie de l’émeute», a aussi voulu souligner Emmanuel Macron. «Ceux qui pensent que, quand on est 5000 ou 10.000 on peut, parce qu’on décide de commettre le pire ou d’endosser le pire, changer une décision publique, se trompent», a-t-il martelé. Le président a estimé que la place est désormais «au débat républicain et démocratique», dans un clin d’œil au grand débat national qu’il a lui-même impulsé mi-janvier. «Puis dans les urnes via les échéances électorales à venir», a-t-il précisé en référence aux élections européennes prévues au mois de mai.

 

Emmanuel Macron a cependant voulu couper court à l’idée d’interdire les manifestations des «gilets jaunes». Une idée défendue par certaines voix de la majorité mais aussi de l’opposition. «Nous ne pouvons, de manière raisonnable, pas interdire les manifestations comme je l’ai entendu parfois», a-t-il indiqué, citant la «Constitution et la loi». «Quand bien même (nous le voudrions), il faudrait nous mettre en situation de le faire», a-t-il expliqué.

Le chef de l’État a cependant voulu mettre en avant «la vitalité» et «la force» du mouvement des «gilets jaunes». «Le caractère incontestable de la demande légitime de millions de Français qui ont pu participer ou être en sympathie avec ce mouvement est pleinement reconnu. Je l’ai reconnu moi-même le 10 décembre dernier, et (il) est reconnu par l’implication qui est la nôtre (celle du gouvernement). Jamais l’État ne s’est autant collectivement mobilisé face à un mouvement de ce type», a souligné Emmanuel Macron.

 

Le Figaro

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