Affaire PAC : Aboubacar Sylla à la rescousse des deux Dames du Port

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C’est comme il fallait s’y attendre après la communication « ratée » des deux Dames du Port autonome de Conakry, la directrice générale, Hawah Keita et son adjointe devant les membres du syndicat dudit port, au sujet de la fameuse convention d’une partie du port, concédée à la société turque, Albayrak par l’Etat guinéen, le ministre d’Etat aux transports, Aboubacar Sylla, en quelque sorte, veut prendre l’affaire en main, en venant en rescousse aux deux Dames, qui ont brillé par leur enfantillage sous les projecteurs de la presse, en se contredisant sur scène au sujet de la signature du contrat de la convention, « j’ai signé, l’autre a cacheté… », disaient-elles.

 Aboubacar Sylla, comme on le connaît pour sa qualité de prise de parole publique, depuis son siège de (UFC), samedi dernier, a une nouvelle fois, affligé aux membres du syndicat du port autonome des critiques qui se résument à leur méconnaissance du dossier et des aspects juridiques qui entourent cette convention entre l’Etat guinéen et la société turque, Abayrak.

« Ceux qui se mobilisent pour dénoncer cette convention ne font même pas une cinquantaine de personnes sur quatre mille et quelques travailleurs », dit-il à l’encontre de la délégation syndicale du port.

 Si la dernière rencontre entre membres du syndicat et les deux Dames du port autonome de Conakry a pu mobiliser les travailleurs acquis pour la cause de la fronde, mais le ministre Sylla ne voit pas sous cet œil-là.

« Moins d’un pour cent qui s’oppose à cette convention de concession sans même savoir de quoi ils parlent, des personnes qui n’ont pas le niveau intellectuel requis pour comprendre les dispositions juridiques qui sont contenues dans cette convention qui parlent d’emplois, de bradage du port », poursuit-il. Et d’ajouter : « on se rend compte tout de suite que ce sont des personnes qui sont manipulées par des gens plus malins, qui sont tapis dans l’ombre et qui s’opposent à ce que la gestion du port soit une gestion modernisée et qu’elle soit à l’abri des détournements et de la mauvaise gestion… ».

 

Djekoria Dioubaté

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