Les membres du CNT prennent « acte de la mise en place d’une nouvelle constitution… »

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Dans une déclaration faite ce mardi, les membres du conseil national de transition réunis en collectif, prend acte de la mise en place d’une nouvelle constitution. La voix est émise par leur secrétaire exécutif, Aboubacar Dansoko. Extrait !

 « Le collectif des membres du conseil national de transition (CNT), est une organisation non gouvernementale, mis en place, en 2014, après la fin de la transition.

Pour sa part, depuis l’organisation du double scrutin, le 22 mars 2020, pour une nouvelle Constitution et une nouvelle institution législative, le collectif observe avec un intérêt particulier, le contexte de crise. Ce contexte sur fond de double crise : sanitaire et politique, qui ne laisse aucun observateur indifférent.  Le collectif encourage les acteurs sociaux à une revue générale des faits et des défis auxquels le peuple de Guinée est confronté.

Le collectif pour sa part, salue la prise en compte par les acteurs politiques sociaux de la menace réelle et gravissime de la pandémie à coronavirus sur les États.

Le collectif a pris acte de la mise en place d’une nouvelle Constitution et d’une nouvelle institution législative, lesquelles on espère et on souhaite sans relâche dans le sens de l’apaisement, de la paix, du développement et la consolidation d’une, république de Guinée, riche et harmonieuse.

Le collectif encourage les acteurs politiques notamment, ceux de l’opposition extra parlementaire, à prendre acte de l’organisation du double scrutin du 22 mars et de toutes ses implications dans le but de contribuer à l’apaisement et au redressement économique post coronavirus, à faire le point sur la stratégie globale de recherche de solution démocratique aux problèmes qui se posent actuellement à la nation guinéenne.

Le collectif demande, avec insistance aux acteurs sociaux, particulièrement au Front national pour la défense de la constitution (FNDC) de 2010 ; Constitution dont les membres du CNT sont des géniteurs, de s’abstenir, de se servir de ce prétexte pour entraîner des mouvements de foule, au risque d’élargir la base de la contamination de coronavirus.

Demande aux acteurs sociaux, de privilégier le dialogue, la concertation dans une démarche républicaine, constructive et respectueuse des principes démocratiques.

En tout état de cause, dans une démarche hautement citoyenne, le collectif pourra user de son droit, pour porter plainte non seulement au niveau des juridictions mais également à celle supranationale, contre toute personne ou organisation qui s’évertuerait à mettre en danger la vie et la santé des citoyens guinéens, pour quelques prétextes que ce soit. La pandémie covid -9 est une réalité. La nation est au-dessus des individus. Il n’y a pas de démocratie sans vie et sans santé.

Le collectif encourage la population guinéenne, malgré la précarité à observer les consignes sanitaires contre le Covid-19.

Encourage le gouvernement à intensifier le soutien à la population pendant cette période de crise sanitaire et économique…”

 

Déclaration recueillie par Donatien Loua

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