De retour en Guinée, Dr Ousmane Kaba explique sa mésaventure…

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Le président du Parti PADES, Dr Ousmane Kaba, a regagné Conakry jeudi 27 août dernier, en provenance de Bamako [Mali] où il était bloqué suite à la fermeture des frontières des pays de la CEDEAO dont la Guinée relative au coup d’Etat survenu au Mali.

A sa descente de l’avion qui a atterri Conakry jeudi, l’homme politique devant également ses nombreux militants, témoins de l’évènement, a rappelé le contexte de son voyage : « Je suis allé à Siguiri pour rendre hommage à l’honorable Mamady Diawara qui est retourné chez l’éternel. C’est ce qui m’avait envoyé à Siguiri. Quand j’ai voulu retraverser la frontière parce que y avait un embargo sur le Mali j’ai été confronté à des fonctionnaires qui m’ont refoulé, ce qui m’a d’ailleurs étonné, j’ai pensé que la CEDEAO avait fait l’embargo sur le Mali, pas sur les guinéens. Je suis revenu parce qu’il faut déposer les dossiers pour la candidature à la présidence de la République conformément au mandat que PADES m’a donné.

Mais [on le fait, malheureusement il n’y a pas de route dans le pays] et la plupart des personnes se sentent obliger [prendre] l’avion pour Bamako et prendre la voiture pour kankan. Entre temps mon arrivée à kankan et mon départ à Siguiri, il y avait eu du coup de force contre le président IBK, la CEDEAO avait fait un embargo, donc lorsque suis parti à Bamako, il n’y avait plus de vol, c’était suspendu. Le retour pour aller à Siguiri était arrêté par la gendarmerie, ma voiture a été expulsée, bon c’est arbitraire… »

Poursuivant, Dr Ousmane Kaba est revenu sur la crise malienne et est contre l’embargo de la CEDEAO. « Dans l’avion, je me posais la question si l’embargo contre le Mali était une bonne ou mauvaise chose. Vous savez, c’est peut-être la loi mais le peuple malien a beaucoup souffert, il y a eu plusieurs crises, il y a eu la crise de gouvernance et beaucoup de corruption qui a rompu le contrat de confiance entre le peuple et le chef de l’Etat, la crise Covid-19 exacerbé les tensions économiques puis ya la crise sécuritaire un pays où le terrorisme a été le Nord pour le centre du Mali. Je pense que le peuple malien a besoin de notre solidarité pas de nos sanctions.

Le président IBK lui-même ne veut plus retourner au pouvoir, il a demandé à la CEDEAO d’avoir pitié du Mali, je crois que c’est une leçon d’humanité et de modestie. Nous guinéens, nous devrons être solidaires, essayer de soulager les tensions qui existent dans le pays, je pense, la CEDEAO ne devrait pas avoir pour rôle d’exacerber ces tensions faisant un blocus économique et financier qui rend le voyage des marchandises très difficile et c’est ça qui provoque l’inflation et ça va exacerber les tensions au Mali. Moi je me sens solidaire au peuple malien dans sa totalité y compris le président IBK ».

 

Propos recueillis par Mamadou Dian bah

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