Devant la presse : le président de la CENI dit qu’il savait que forcément le référendum était en préparation…

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C’est un exercice difficile que la commission électorale nationale indépendante (CENI) s’est livrée ce mercredi 05 février après l’annonce du couplage des élections législatives et le référendum constitutionnel au 1er mars 2020. Face à la presse, l’organe chargé des élections s’est donné la peine de répondre à certaines questions qui sont au cœurs même du processus électoral.

A l’entame, la responsable du fichier électoral à la CENI, Mme Camara Djénabou Touré, a donné une statistique détaillée du nombre d’électeurs contenant dans le fichier au compte de ces élections. Il s’agit du nombre d’électeurs par région du pays, de l’Afrique, de l’Asie, Etats-Unis plus le Canada et l’Europe.

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Le corps électoral de ces élections s’élève de 7 millions 765 mille 130 électeurs, à l’intérieur, comme de l’extérieur. La répartition statistique est la suivante : « Afrique : 173 662. Les Etats-Unis compris le Canada : 11 244.  Asie : 1173. Europe : 25304. Boké : 638853. Région de Conakry : 1 550 014. Région de Faranah : 637 721. Région de Kankan : 1 516 162. Région de Kindia : 1 0 19 553. Région de Labé : 609 241. Région de Mamou : 444 280. Région de N’zérékoré : 1 136 923 », a détaillé Djénebou Touré.

Face aux questions relatives au couplage des élections législatives et le référendum, Me Salif Kébé annonce qu’il n’a pas été contacté sur la condition du secret du référendum. Par contre, le président de la CENI avance comme argument qu’une ordonnance était intervenue pour organiser et structurer l’organisation du référendum. Et dira-t-il « compte tenu du vide juridique qui existe dans nos textes. Je savais que forcément le référendum était en préparation. Mais vu ce que nous avons fait jusqu’à présent en termes d’acquisition de matériels. Je me disais que ce n’est pas forcément un couplage », a déclaré Me Salif Kébé en répondant à la question d’un journaliste.

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Pour Me Salif Kébé, « tous les Guinéens qui suivent un peu l’actualité savaient qu’un référendum était en cours. D’ailleurs, le texte de la Constitution avait été mis en ligne par certains sites. L’ordonnance est intervenue pour remplir les trous qui avaient dans la loi. Donc, naturellement, nous pensions à un moment ou à un autre qu’on aura à organiser un référendum. Mais dire que les deux vont être cumulées, c’est ce que je ne pouvais pas préjuger. Et je l’ai appris très tard la nuit », a affirmé Me Salif Kébé.

Pour Me Salif Kébé, ce qui reste pour la CENI comme travail, c’est d’organiser pour combler la partie du matériel qui n’est pas encore là. Que parce que, selon lui, rien n’était encore fait dans le sens du référendum jusqu’à ce jour.

Le président de la CENI n’hésite pas de se montrer rassurant, y compris la capacité de son institution à organiser les élections. Pour le président de l’institution, ce qui reste comme travail est entre autres, la stabilisation du fichier électorale ; le transport de matériels et la protection des cartes d’électeurs.

A rappeler, au cours de cette conférence, Me Salif Kébé a évoqué des pays comme le Sénégal et l’Angola où les violences sont survenues pendant l’enrôlement. Pratiquement, les Guinéens vivant dans ces deux pays ne voteront pas. Le président de la CENI avance comme argument, qu’apparemment, les autorités sécuritaires de ces pays semblent ne pas vouloir ordonner le déploiement des équipes de la CENI pour un regroupement des Guinéens…

 

 

Mamadou Dian Bah

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