Halte aux attaques entre frères en région forestière ! (Tribune de l’honorable Pépé Koulémou)

0
22

Que nul ne se réjouisse de l’arrestation de son prochain en considération de son appartenance politique pour crier victoire.

En effet, la Guinée, notre pays, a choisi depuis plusieurs années le multipartisme en prônant la démocratie. Tout d’abord, il est important de rappeler que dans la démocratie chacun a son opinion, sa position, le choix d’adhérer à un parti politique qui lui convient et d’admettre ou rejeter tout projet de loi et/ou de société qui lui semble convenable sans aucune contrainte.

Justement, c’est cette contradiction de OUI et NON, de POUR et CONTRE qui caractérise effectivement la démocratie fondée sur les deux tendances politiques de la mouvance et de l’opposition que dispose la loi en République de Guinée.

Ce faisant, nul ne peut être contraint d’adhérer ou de demeurer dans un parti politique et ne doit être inquiété ou emprisonné en raison du fait de son départ d’un Parti politique et de sa position contraire à un tel projet.

Ensuite, je constate que les frères guinéens s’accusent entre eux au sujet de ceux qui se seraient opposés à la tenue du couplage des élections législatives et référendaire et au contestable troisième mandat qui sont actuellement en détention à des endroits inappropriés, non indiqués aux civils.

D’aucuns justifieraient leur arrestation en raison des crimes et délits commis pendant et après lesdites élections précisément les 22 et 23 mars 2020. Ainsi, si c’est le cas, si c’est lié, ces arrestations sont arbitraires, quand on sait que les lois sont faites pour être respectées par les gouvernants et les gouvernés, nul n’étant au-dessus de la loi. Autrement, toute personne présumée, être impliquée dans la commission d’une infraction pénale doit répondre de ses actes par devant les autorités judiciaires qui décident de sa détention provisoire ou non.

À noter par ailleurs, que l’intéressée jouit de la présomption d’innocence jusqu’à l’examen des faits de la cause par la juridiction compétente. Encore, faudrait – il saisir l’autorité judiciaire pour un règlement judiciaire à défaut d’un règlement sous l’arbre à palabres.

À mon avis, c’est la procédure qui sied en la matière pour éviter de commettre des arrestations arbitraires qui sont pourtant prévues et punies par la loi. Nous devons par ricochet éviter la justice du vainqueur.

Enfin, les élections législatives et référendaire sont déjà entièrement faites par le peuple de Guinée ; la nouvelle constitution votée, promulguée et publiée au journal officiel de la République de Guinée. Où est le problème à ce niveau étant entrée en vigueur ?

Dès lors que l’ancienne Constitution n’existe plus, ne produira plus d’effets ; elle est désormais dans le passé. Il n’y a certainement et véritablement aucun intérêt d’inquiéter un guinéen pour sa prise de position non aboutie. Nul ne doit se taper la poitrine contre l’autre et nul ne doit crier victoire pour avoir dénoncé ou emprisonné l’autre ou pour s’être vengé de l’autre fut – il son contradicteur politique car, tout fini par finir et que tout ce qui a un début à une fin.

Au surplus, je demande au peuple de la Guinée et plus particulièrement à la communauté Forestière toutes les ethnies réunies, dont le suffrage a permis l’élection du candidat du RPG au second tour comme président de la République en 2010, et pendant le un coup ko électoral de 2015, de se pardonner entre elles, d’être tolérante entre elles, de ne pas s’affronter surtout et de rompre avec l’esprit de vengeance privée car, la guerre n’a jamais construit une Nation.

Aux autorités guinéennes et plus particulièrement à monsieur le Président de la république de Guinée, qui aujourd’hui au lieu d’être remercié se trouve par moment emprisonnés sans aucune forme de procédure judiciaire. C’est pourquoi de toute évidence est bien au courant de l’arrestation des citoyens FASSOU GOUMOU, ELISE SAGNO , CECE LOUA dit GBOUO – HE et autres de N’zérékoré qui seraient détenus dans la région de Kankan de bien vouloir prendre des dispositions utiles, des mesures de soulagement en leur faveur pour leur libération dans l’intérêt de l’unité nationale et de la paix sociale en Guinée .

À bas la violence en Guinée !

Vive la paix et l’unité Nationale en Guinée !

Vive la Démocratie en Guinée !

Vive L’ARN !

Par Honorable Me Pépé Koulémou (PK), Président du parti A R N