Lendemain inquiétant du double scrutin : le directeur central de la DPJ parle de la « saisie d’une importante quantité d’armes à feu… »

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Lundi 23 mars 2020, après 24 h seulement de la tenue du double scrutin (législatif et référendaire), le ministère de la Sécurité et la protection civile, s’est livré à une communication, relative au cas des morts, survenus pendant la journée du vote du dimanche dernier. À cette occasion, le directeur central de la police judiciaire, Aboubacar Fabou Camara, a révélé à la presse la saisie d’une importante quantité d’armes à feu, de grenades et munitions par son service, la DPJ.

En effet, selon commissaire Aboubacar Fabou Camara, qu’il s’agit d’une dizaine d’armes collectives du type fm et d’origines diverses. D’autres armes sont connues dans l’arsenal de l’armée guinéenne et d’autres sont carrément étrangères.

Poursuivant son explication, le directeur central de la DPJ ajoute entre autres : « les roquettes-là ont été trouvées, une bonne dizaine à l’état neuf et en plastique avec ce qui est nécessaire pour leur utilisation, notamment les tubes figés qui propulsent l’arme, qui permettent l’explosion en cas de contact avec la cible. Nous avons une dizaine de ces grenades en notre possession saisies sur des civils, qui déclarent avoir reçu dans les mains de certains complices militaires.

En plus, nous avons trouvé d’autres modèles d’armes, notamment les carabines, mais qui n’ont jamais été identifiées et recensées par l’armée guinéenne. Le cinquième point, les munitions, vous savez la caisse de munition comportent deux caissettes contenues dans la caisse. Une caissette pour l’arme du type ‘’AK-47’’ contient 750 cartouches par caissette donc deux caissettes dans la caisse de munitions font 1500 cartouches. Nous avons 31 caissettes, si je ne m’abuse, saisies au cours de ces trois dernières opérations saisie d’armes. Tout cela sur le territoire guinéen, et tout dans la main des guinéens, des personnes étaient déjà suspectées parmi eux, il y a des personnes étrangères qui ne sont pas notre nationalité mais qui résident ici et qui sont en rapport étroit avec certains complices qui assument des responsabilités a un certain niveau. Nous ne sommes pas passés par quatre chemins, on a essayé de mettre main sur ces armes aussi, les personnes qui les détenaient (…) », a déclaré commissaire Aboubacar Fabou Camara à l’occasion de cette conférence de presse de son ministère tutelle.

 

Mamadou Dian Bah