Viol sur mineurs : voici le cri de cœur de Fatoumata Kaba, présidente de l’ONG ROF Guinée

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En Guinée, dans ces derniers temps, le viol sur mineurs indigne les activistes de la société civile dont en première ligne les femmes qui dénoncent ces crimes au quotidien. C’est le cas de Fatoumata Kaba, présidente de l’ONG ROF Guinée. Dans un coup de gueule, l’activiste dénonce le viol sur mineur et en appelle les femmes à la mobilisation.

COUP DE GUEULE. Mes chères mamans, Il est vraiment temps d’unir nos forces pour lutter contre les violences sexuelles.

Nous ne devons plus rester silencieuses face à cette injustice dans la cité. Refusons de nous taire pour sauver nos vies et celles de nos filles.
Trop, c’est trop !

Selon la loi et notre code pénal sur les violences sexuelles tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu’il soit, commis sur la personne d’autrui ou sur la personne de l’auteur par violence, contrainte, menace ou surprise, constitue un viol. Cela est puni  par la réclusion criminelle allant de 5 à 10 ans. En plus, et voire de 10 à 20 ans lorsqu’ils entraînent une mutilation ou une infirmité permanente et surtout lorsqu’il est aussi commis sur un mineur de moins de 18 ans.

Malgré ces dispositions prises par les autorités, le viol collectif sur les adolescentes, pédocriminalité, viol sur mineurs et inceste sont en augmentation dans notre capitale et à l’intérieur du pays.

Cette loi est-elle suffisante ?

Chères autorités, ces criminelles méritent la peine de mort. Car, seule cette peine de mort est censée faire reculer la criminalité en faisant réfléchir une personne avant de commettre l’irréparable. Certains crimes, par leur côté inhumain, acte de barbarie sexuelle sur les enfants et les mineurs par fois suivi de meurtres, et cela mérite une peine exemplaire.

Chères femmes, chacune d’entre nous peut être victime de ces violences. Nous devons être toutes ensemble, obtenir la victoire sur ces criminelles sans cœurs. Demandons ensemble la peine de mort contre ces crimes sexuels sur nos enfants.

 

Par Fatoumata Kaba présidente du réseau des organisations féminines de Guinée (ROF Guinée)