Pour la 6e fois, la poésie s’affiche sur les murs du CCFG

La 6e édition du concours « Sur les murs … la Poésie ! » a été un franc succès. L’événement prend une belle envolée, à soutenir.

Mardi 30 avril, il est 17h au Centre culturel franco-guinéen (CCFG). Le moment est à la poésie. Organisateurs, éminents représentants du Club littéraire du CCFG, poètes, lauréats des concours précédents, membres du jury, étudiants sont rassemblés. La cérémonie de remise des prix aux lauréats de la 6e édition du concours « Sur les murs … la Poésie ! » débute par le mot de bienvenue livré par Mme Leila Diallo, responsable de la Médiathèque du CCFG. La parole est donnée à Amadou Condé, président du jury. Il lit le rapport qui laisse entendre que les poèmes de cette année sont «d’une qualité remarquable ».

Concurrents et participants à la fête félicitent et encouragent Marie Paule Huet, directrice littéraire des éditions Ganndal et initiatrice du concours, à pérenniser ce beau rendez-vous annuel qui récompense les gagnants en livres de poésie ou des places de spectacle ou encore des inscriptions à la Médiathèque du CCFG ou des publications dans les médias de grande audience. Et qui constitue une partie de consécration dédiée aux primés.

D’ailleurs, la séance de déclamation des poèmes finalistes est confiée cette année à Isodore Bangoura, artiste, comédien travaillant au studio Kira (situé à la Minière à Conakry) qui est accompagné dans sa déclamation par des sons de calebasse jouée par Masta Kay et de guitare par Seibé, l’artiste français qui chante en soussou, malinké, peul et wolof. C’est de sa voix que l’auditoire apprend le nom de l’auteur et du classement du poème primé sur le thème « 20 ans ». Une référence au vingtième anniversaire du Centre culturel franco-guinéen (CCFG).

Des 24 poèmes en compétition recensés, « l’examen de l’originalité du traitement, de la musicalité des vers et des procédés stylistiques » élimine 2 poèmes hors thème. 22 sont maintenus, dont 8 sélectionnés au nombre desquels 3 admis pour la troisième place, 1 pour la seconde place et 1 pour le haut du podium. Un prix d’encouragement est attribué à 3 poèmes pour leur qualité non négligeable.

1e prix

Rayhanatou Diallo : Vingt ans, un bel âge de raison ! 

 2e prix :

Mothema Barry : Vingt ans.

 3es prix ex-aequo:

Aboubacar Magassouba : Rêve d’un jeune.

Augustin Zebelamou : Il y a vingt ans… !

Ismaila Baldé : Amour perdu.

 Prix d’encouragement

ex-aequo :

– Amadou Sadjaliou Barry : Repentance.

– Abdoulaye Aïssatou Roumirgot Sow: Elle n’a pas encore 20 ans.

– Kadiatou Noba : Une innocence volée.

L’événement est aussi vécu en direct via les réseaux sociaux par des poètes et candidats vivant loin de Conakry ou à l’extérieur de la Guinée.

Mais certains sont valablement représentés dans le hall du CCFG par des proches qui filment et retransmettent les sons et les images. C’est le cas de l’auteure du poème intitulé « Vingt ans, un bel âge de raison ! »qui suit le déroulé de la cérémonie sur un téléphone.

A partir de la France où elle réside, Rayhanatou Diallo laisse éclater sa joie quand elle entend Bangoura annoncer que son  poème qu’il vient de dire remporte le premier prix du concours 2019. Elle reçoit une salve d’applaudissements.

La cérémonie prend fin par le traditionnel défilé des mots présenté en ordre dispersé. Cette année, les membres du Club littéraire choisissent des extraits des poèmes rédigés dans le cadre de l’événement intitulé« Pour un monde sans murs» où le vivre-ensemble est magnifié par les poètes.

En effet. L’illustration graphique conçue par Irina Condé et ses étudiants de l’Institut supérieur des arts de Guinée (ISAG) rend un vibrant hommage au CCFG en reprenant le terme « 20 ans » dans plusieurs langues locales et étrangères.

Tout est bien noté par la maison d’édition Elohim qui se propose de prêter main-forte aux poètes désireux de publier leurs œuvres. Et cela rime bien avec le poème lauréat et les autres (en compétition ou simplement envoyés pour affichage) qui sont exposés sur les murs du CCFG jusqu’à fin mai 2019.

 

Par Sandrine Bah (Le Populaire)

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