Guinée : Alhousseiny Makanéra Kaké définit la constance politique à travers ceux qui se sont enrichi durant la période Conté

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Au-delà du regard péjoratif que certains Guinéens ont vis-à-vis de Alhousseiny Makanéra Kaké, à cause certainement de ses déplacements politiques, au départ adepte de la majorité avant de devenir porte-parole de l’opposition républicaine, aujourd’hui « vice-versa ». À un certain égard, l’on peut tenter de le comparer à un certain Lambert Mendé de la RDC, « monsieur tout faire » du président Joseph Kabila, à cause de ses prises de parole publique. Il vaut mieux de l’avoir avec soi que contre soi. (Décryptage !)

Au cours d’une émission à la radio chérie Fm ce jeudi, 13 décembre, où il était l’invité, Alhousseiny Makanéra Kaké s’est donné une place de choix, se disant « constant en politique », à la différence de ceux-là qui se sont enrichi durant la période de Lansana Conté, sans notamment citer de noms.

« Le pays a perdu la mémoire, sinon quand on parle aujourd’hui de constance et le combat pour la démocratie, il y a des cadres qui ont accepté de faire violence sur eux-mêmes, ils ont tout refusé, pendant vingt (20) ans, ils sont dans l’opposition, ils ont tout perdu et personne ne parle de ces gens-là aujourd’hui », lance Makanéra Kaké en répondant à la question d’un auditeur qui l’a traité de « transhumant politique ». Et de poursuivre, « eux qui se sont enrichi avec l’argent de l’Etat, sont ceux qui sont chantés, c’est eux qui sont constants, c’est eux qui sont ceux-ci, mais s’ils sont là aujourd’hui c’est parce qu’ils ont accepté ce que les autres ont refusé …».

Et de rappeler, « dans mon discours de 1992, j’ai parlé de catégories de cadres. A cette époque, il y avait combien de cadres qui osaient s’approcher même d’un siège d’un parti politique de l’opposition. Combien de cadres avaient plusieurs  cartes de partis politiques pour exhiber au moment venu la bonne, combien de cadres ? C’est pourquoi aujourd’hui je ne suis pas étonné d’entendre certains que (moi j’étais PUP), j’étais ministre de Lansana Conté, je n’étais pas PUP. Mais ce n’est pas vrai. Donc nous, nous connaissons ceux qui sont constants. On ne peut pas faire de la politique en Guinée en faisant table rage des vingt (20) premières années, de 1990 avant l’adoption de la loi fondamentale jusqu’en 2010. Donc aujourd’hui, c’est facile, tout le monde peut se permettre pour dire je suis parti politique, je suis candidat, parce que les gens ne sont mêmes pas poursuivis à cause de l’argent qu’ils ont détourné… »

Et de conclure, « Je vais vous dire, à la mort de Sékou Touré, pourquoi seuls ceux qui sont venus de l’extérieur ont eu des voix ici. Parce que Sékou Touré a serré, a empêché les gens de s’enrichir d’une manière extraordinaire, ostentatoire. C’est pourquoi Jean Marie Doré du BIT, Alpha Condé Paris, Siradio Diallo, journaliste et Bah Mamadou Abidjan, c’est eux qui sont venus, parce qu’ils ont les moyens. Aujourd’hui, à la mort de Lansana Conté, quel autre guinéen a quitté de l’extérieur pour venir s’imposer ici. Ce n’est pas possible. Parce que, ceux qui étaient là ont suffisamment profité du système. C’est eux on leur prend maintenant pour comparer à nous qui avions refusé cette situation. Mais est-ce ce pays peut aller ? Même Dieu va leur sanctionner et les maudire… » peste Makanéra.

 

Mamadou Dian Bah

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